Après une année dans la grande maison, quoi de neuf ?
L'hiver 2017/18 a été très froid et peu ensoleillé. Notre toiture végétalisée est orientée nord-est, elle est donc soumise au vent froid du nord. Au printemps, les sedums ne se portent pas très bien.

Beaucoup ont "grillé" à cause du gel et ne repartent pas, ceux qui sont à proximité de la maison sont plus vigoureux. Ensuite, la chaleur et le manque d'eau de juin juillet 2018 les secouent encore pas mal... Au final, une toiture un peu maigrelette !

Coté poêle de masse, tout va bien, mis à part un défaut au niveau de la porte (on vous en a déjà parlé). Problème de différence de dilatation des matériaux :

Du coté de la chappe en terre crue, là aussi quelques petits soucis même si le bilan reste très positif (confort sous le pied, confort thermique, beauté de la matière, etc) ! Mais des problèmes au moment de la pose et une incompatibilité des matières entre elles créent de petits désordres.
Tout d'abord, il faut penser à bien soigner les jointures avec les autres revêtements (tomettes, carelage, plancher, bois...). En effet, si la terre est plus haute que l'autre revêtement, ça casse (par effet de levier, logique !). Idéalement, il faut que le niveau soit pile poil identique et sinon un peu plus bas. Par exemple avec les tomettes : pas de souci d'accroche puisque on a terre cuite/terre crue, donc ça fonctionne. Mais ça a cassé en raison d'un surplus de terre crue de qq milimètres, de surcroit sur une zone très passante. Nous devrons faire une rustine et veiller à faire mourir en petite pente la chape pour éviter le défaut. Bien que le sachant au moment de la mise en place de la chape, cela reste difficile à tenir au moment de la mise en oeuvre... Donc un conseil : attention au niveau !


Autre souci, cette fois avec le parquet, car on ajoute un 2e problème : la compatibilité des matières. Bois et terre crue = mauvais mariage. On le voit sur la photo. La chape a lâché très vite, d'autant que les niveaux n'étaient pas bon : on avait empaqueté le parquet sous plusieurs couches de cartons qui ont trompé au moment du talochage. Quelques mm de trop...

Ici, la solution pour nous sera de couper la chape à la meuleuse et d'ajouter une demie tomette pour faire une frise tout autour du parquet. Il faudra la poser si besoin légèrement inclinée afin que la chape en terre soit toujours pile du même niveau, et sinon un peu plus basse pour que le pied en appuyant ne fasse pas levier sur ce revêtement fragile. Nous devons ne pas tarder à intervenir car dès que la casse a commencé, la chape n'étant plus protégée par la peinture elle est très fragile.
Pour finir, parce qu'un bilan de la grande maison, c'est aussi se questionner sur les emplumées du quartier qui nous ont suivis à chaque étape. Emilio poursuit son dressage des poules :
